LE RACHAT DE CREDIT pour MR Mme Leroy Le premier travaille comme chauffeur de poids lourds dans une société de transport depuis trois ans, et la seconde est secrétaire de direction. Même si les jeunes époux ont commencé leur vie commune depuis plus de trois ans donc, seul monsieur Leroy a commencé à travailler quelque mois avant leur rencontre. Madame Leroy n'aura trouvé son emploi que deux ans après le début de leur vie commune. Mr Leroy ne gagne pas beaucoup avec le métier de chauffeur, ce qui leur a imposé un rythme de vie assez difficile. Le loyer est déjà une charge mensuelle importante pour le couple, alors que madame Christine ne travaille pas encore. Même pas une petite capacité d'épargne. A cette époque, pour acquérir le juste nécessaire pour une vie commune, le jeune couple a dû faire des achats à crédit. Aussi, chambre à coucher, réfrigérateur, plaque de cuisson à gaz et vaisselle sont payés par mensualités chez deux grandes enseignes commerciales. La chambre à coucher a été acquise par VPC ou Vente Par Correspondance auprès d'une enseigne de renommée nationale, suivie quelque mois après par les essentiels équipements de cuisine, achetés dans un magasin d'électroménager. Il faut reconnaître que l'institution de la vente à crédit constitue une vraie aide pour les personnes à revenus modestes. Dans un grand pays tel que la France, l'Etat, les organismes financiers, les acteurs commerciaux et les juridictions compétentes combinent leurs actions respectives pour faciliter la vie du citoyen en matière d'accès au confort matériel ; ainsi on a l'exemple du droit au logement qui est garanti par une politique de « création » de ce qu'on appelle « logements sociaux » de toutes sortes. Le crédit, dont fait partie la vente à crédit, pourra ainsi être qualifiée de « mesure sociale » puisqu'il en a les caractéristiques. Le cas des Leroy, nullement unique mais au contraire très fréquent, témoigne de cette dimension sociale de la facilitation de l'accès une vie descente pour ne pas dire au confort qu'est le crédit. Le couple aura payé en totalité les deux achats quelques mois avant le mariage, madame Leroy ayant par ailleurs décroché son emploi un an auparavant, ce qui les autorise à économiser mensuellement une petite somme. Les Leroy se sont mariés dans la simplicité et sans grande cérémonie, pas d'invités à part quelques membres des familles et quelques amis. D'ailleurs comment auraient-ils pu faire autrement ? Le jeune couple dépense la petite somme qu'ils ont économisée pendant quelques mois voire quelques ans à l'occasion de leur mariage. Ce qui signifie épargne remise à zéro et donc nouveau départ. Le travail de Mr Leroy affiche brusquement quelques changements influents. Il devra désormais faire très régulièrement des trajets entre Toulouse et Madrid en Espagne pour des raisons de planning très précis. Comme il est difficile de trouver un emploi de nos jours, ils décident de quitter la région parisienne et d'aller vivre à Toulouse pour que Mr Leroy puisse mieux gérer son travail. Madame perd donc le sien. Pour effectuer le déménagement, ils ont dû faire un emprunt bancaire sous forme de crédit renouvelable ou crédit « revolving ». Leur nouvelle vie à Toulouse semble aussi éphémère que lorsqu'ils ont commencé à vivre ensemble, d'autant plus que madame est à nouveau sans emploi. Heureusement que deux mois seulement après leur arrivée à Toulouse, celle-ci trouve un nouveau travail. Un mieux pour le budget du ménage. Puisque la vie est parfois trop dure, pourquoi se priver des choses qui peuvent nous aider à nous décontracter ne serait ce que pour le temps d'un repos hebdomadaire, et qui sont à notre portée ? Mr Leroy veut acheter un téléviseur à plasma et un décodeur pour chaînes câblées, qu'il ne possédait pas encore jusque là. Qui ne serait tenté, à la mesure du raisonnable, de « faire l'expérience » d'une chose nouvelle, qu'on ne connaissait pas ou qu'on n'avait pas auparavant ? L'offre ne crée-t-elle pas la demande ? Et chacun a le même droit à la consommation, ou presque. Mr Leroy est déterminé et acquiert les objets de sa convoitise par l'intermédiaire de l'achat à crédit. Comme presque tout le monde, le couple Leroy sait ce que c'est qu'un rachat de crédit. Souhaitant augmenter leur capacité d'épargne, ils optent pour ce dernier et se rendent ainsi auprès d'un organisme spécialisé. Là on étudie leur dossier, ensuite ils négocient l'étalement du remboursement unique, et parviennent à un accord avec l'organisme. Il est donc convenu que le couple Leroy, endossant une responsabilité commune, fera le remboursement en sept ans. Ainsi, l'organisme de rachat se charge de rembourser le reste à payer des Leroy pour le crédit revolving et les mensualités pour l'achat du matériel de télévision. Aux Leroy de rembourser celui-ci par une mensualité unique et régulière réduite de cinquante pourcent sur une durée par contre rallongée. Le rachat de crédit donne un petit souffle au budget des Leroy, ils ne regrettent donc pas d'y avoir recouru.
|
|