LE RACHAT DE CREDIT pour monsieur Joël

La logique veut qu'un citoyen vivant dans un monde moderne, à l'ère moderne, et étant moderne lui-même ne puisse se passer des produits résultants des progrès technologiques qui l'entourent et qui font partie intégrante de sa vie. Mais cette dépendance vis-à-vis des objets varie selon la personnalité de chacun, selon ses besoins. Et la satisfaction de ceux-ci est également soumise à des conditions d'existence socioprofessionnelles. A chacun donc ses besoins matériels, et aussi à chacun ses moyens de les satisfaire. Monsieur Joël est un jeune homme de trente et un ans, célibataire qui exerce la profession de maître d'hôtel dans un grand complexe hôtelier de la ville de Nice, sur la côte d'Azur. Son nouveau statut, il l'a acquis depuis deux ans quoiqu'il ait commencé à travailler dans cet hôtel depuis l'âge de vingt six ans. Il a donc déjà gravi un échelon. Et il voudrait que son niveau de vie suive la même tendance. Ce qui est tout à fait logique. Chez lui, monsieur Joël possède déjà les équipements et les objets nécessaires à une existence normale : téléviseur, cuisinière, réfrigérateur… Mais ces dernières années, il ressent une irrésistible envie de « changer de décor », surtout de changer et même d'étoffer ses équipements électroniques. Le jeune homme qu'il est le rend un peu dépendant des technologies modernes telles qu'écran plat, lecteur de DVD, chaîne multi canal etc… Monsieur Joël a déjà fait des économies en banque. Il fait l'acquisition d'un salon complet d'abord, comprenant un canapé et deux fauteuils ainsi qu'une table basse, avec une partie de ses économies. Il lui reste encore assez d'argent pour acheter une bibliothèque, car monsieur Joël aime ce meuble même s'il n'est pas un amoureux des livres. C'est un mobilier bien cher surtout lorsqu'il est fait en palissandre. Il achète donc la bibliothèque, encore avec ses économies. Le voilà bien entouré de meubles ! Mais son compte en banque a diminué et il va falloir le renflouer. Pourtant il veut s'équiper en matériel électronique. Il désire avoir, d'un seul coup, un écran plat de dimensions moyennes assorti d'un lecteur DVD dernier cri, ainsi qu'une chaîne multi canal pour que l'installation soit complète. Cette fois il les achète à crédit dans une grande enseigne, commandés à distance avec livraison à domicile. Monsieur Joël fait un peu de rangement et quelques touches décoratives dans son appartement. Puisque Monsieur Joël rentre souvent tard le soir à cause de ses horaires de travail, il souhaite acheter une voiture. Elle lui sera d'ailleurs utile pour d'autres occasions. Il va chez un concessionnaire Toyota, choisit et achète à crédit le modèle de son choix par le système de la « location avec option d'achat ». Il verse donc un « premier loyer » de huit cent euro, ensuite il devra payer cinquante neuf autres « loyers ». Ça fait un an qu'il a acquis cette voiture, et à peu près pareil pour ses appareils électroniques. Il y a six mois, monsieur Joël investit dans l'immobilier pour s'assurer un patrimoine. Il achète un appartement grâce à un prêt immobilier dans le cadre de l'investissement locatif. Les loyers payés par ses locataires vont donc rembourser petit à petit le prêt immobilier. Il doit par ailleurs la mettre en location pendant au moins neuf ans. Monsieur Joël est heureux de devenir propriétaire immobilier. Un jeune homme moderne doit vivre de façon moderne. Pour cela, quelque chose manque encore à monsieur Joël : un ordinateur. Il veut en posséder même si ce n'est que pour faire sa comptabilité personnelle, suivre ses dépenses etc… Il pense particulièrement à un ordinateur portable, très cher. Il ne souhaite toujours pas toucher à son épargne, il opte alors un « crédit affecté » qu'il obtient auprès de sa banque. Il achète donc un modèle aux capacités étendues. Monsieur Joël est à la limite de son budget mensuel. Son reste à vivre risque d'être diminué à moins de réduire son épargne mensuelle. Mais il ne veut pas y penser. Il décide alors de recourir au rachat de crédit. Il expose son cas devant les responsables d'un organisme de rachat de crédit, et obtient l'accord du plus haut responsable. Les crédits en cours (automobile, TV - vidéo, crédit affecté) sont donc « rachetés » par l'organisme et regroupés dans un crédit unique à mensualité de remboursement unique réduite de cinquante pourcent par rapport aux trois mensualités initiales. Seulement, monsieur Joël devra payer cette mensualité pendant sept ans. Mais pour lui ce délai n'a pas d'importance, ce qui compte pour lui c'est qu'il a presque construit sa vie, et l'a rendue plus simplifiée financièrement, grâce au rachat de crédit notamment, auquel il accorde une utilité reconnue.
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