LE RACHAT DE CREDIT pour la famille Julien Les deux parents Juliens ont chacun un travail, leurs enfants sont épanouis. On peut dire que c'est une famille qui dispose d'un bon patrimoine puisque monsieur Julien a hérité d'une maison assez grande. La famille mène une vie confortable, si l'on peut le résumer ainsi. Du point de vue financier, le couple gagne un revenu commun assez pour leur permettre de subvenir aux besoins de la famille et en même temps d'économiser. Les époux Julien ont toujours économisé, tous les deux apportent mensuellement une part d'épargne dans un compte bancaire commun, à part les cotisations sociales évidemment. Ce « comportement économique » est commun à presque tous les travailleurs. Monsieur et madame Julien ont déjà un projet, même si ce n'est pas dans un avenir proche, celui de faire le tour du monde en bateau. C'est un de leurs rêves, et comme il faut souvent de l'argent pour réaliser ses rêves, les deux époux y ont songé dès leur jeune âge. Toutefois, les besoins d'argent se suivent et ne se ressemblent pas, surtout quand on fonde une famille et qu'on a trois enfants à nourrir et à élever. Il est alors quelquefois difficile de « verrouiller » son épargne, on est obligé d'y « toucher » quand il y a des situations imprévues… Mais la famille compte avant tout. Le couple ne parvient donc pas à renforcer leur effort d'épargne, et celle-ci est même parfois très réduite. A l'été deux mille six, monsieur et madame Julien voulurent emmener la famille en vacances, parce que leur dernier garçon allait rentré en sixième, et c'est en même une façon de récompenser et d'encourager tous les trois pour avoir bien travaillé en classe. La particularité de ces vacances-ci était que le couple voulait emmener toute la famille dans le sud de la France, sur la côte d'Azur, pour pouvoir bénéficier de « plus de soleil », et découvrir de nouvelles régions. Pour réaliser ce projet de vacances, monsieur Julien a pris un crédit affecté. Le voyage se fera par la route avec la voiture familiale. Le couple avait recouru au crédit parce que c'étaient les vacances les plus chères que la famille n'ait jamais à passer. Elles ont d'ailleurs duré trois semaines, voyages compris. Mais une mauvaise surprise allait accueillir la famille à leur retour : leur maison a été sérieusement endommagée au niveau de la toiture par une violente tempête survenue pendant leur absence. Le couple est consterné, quelques meubles et objets dans leur maison ont même été endommagés, totalement pour certains. C'est la grande frustration chez les deux époux, ils ne s'attendaient pas à une telle surprise. Mais il ne faut pas baisser les bras, la maison est un bien qu'il faut pérenniser. L'assurance ne couvrant qu'une partie des dépenses pour les travaux de réparation, le couple devait trouver un autre moyen de financement. Comme un problème ne vient jamais seul, le coût des travaux était tel que le « crédit personnel » obtenu par madame Julien ne suffisait pas. Le couple a donc dû se porter garant d'un autre crédit, « renouvelable » ou « revolving » cette fois ci. La maison n'aurait été totalement réparée qu'à ce prix car en plus des travaux de réparation, il fallait aussi refaire la peinture de plusieurs pièces. Le couple est stressé mais parvient tant bien que mal à maîtriser la situation, la vie familiale reprend son cours normal. Monsieur et madame Julien aiment faire plaisir à leurs enfants. A noël deux mille six, ceux-ci leur demande des cadeaux plus beaux que d'habitude, « puisque maman et papa ont si bien rénové la maison » ! Les deux époux ne refusent pas, et réalisent aussi que leurs enfants grandissant ont des besoins matériels spécifiques. Ceux-ci ont demandé d'une voix commune, à avoir un ordinateur car c'est un outil, un équipement qui peut être utile à chacun. Sans leur dire quoi que ce soit, le couple a acheté à crédit, dans un grand magasin spécialisé dans l'électronique et l'informatique, un ordinateur multimédia complet ainsi q'un téléviseur écran plat pour « moderniser leur salon », et enfin une console de jeu vidéo très célèbre pour la grande joie des garçons. Noël deux mille six était très beau pour les enfants, en même temps qu'ils avaient encore en tête plein de souvenirs de leurs belles vacances d'été. Toutefois, monsieur et madame ont encore d'autres soucis. Leurs finances sont étriquées et ils arrivent à peine à boucler les mois. Ils décidèrent alors de recourir au rachat de crédit pour s'en sortir. Ils obtiennent facilement un rachat de leurs crédits existants et doivent alors payer, à partir de là et pendant sept ans, une mensualité réduite de soixante cinq pourcent par rapport à la totalité des mensualités de crédits initiaux, et ont en plus reçu une trésorerie de dix mille euro. Le budget mensuel de la famille est nettement plus équilibré. Le couple a même pu augmenter leur effort d'épargne, celle-ci par ailleurs ayant besoin d'être renforcée. Monsieur et madame Julien ont une reconnaissance tout à fait légitime envers le rachat de crédit. Peut-être qu'un jour ils vont quand même pouvoir réaliser leur rêve commun de faire le tour du monde.
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