LE RACHAT DE CREDIT pour la famille Edmond

Monsieur Edmond est sapeur-pompier, et madame travaille comme caissière dans un grand magasin de vêtements. Avant Noël deux mille cinq, le couple voulut acheter une maison par le biais d'un crédit immobilier. Ils se disent qu'il est temps que la famille possède quelque chose de valeureux et durable, une maison en l'occurrence. Cela n'est-il pas légitime de vouloir posséder un bien immobilier quand on a bien travaillé depuis pas mal d'années déjà ? L'Etat lui-même fait beaucoup d'efforts pour promouvoir le secteur immobilier par ses diverses actions de facilitation, des efforts qui se traduisent par des lois et des mesures spécifiques relatives à l'investissement immobilier. Monsieur et madame Edmond vont auprès d'un organisme de prêt immobilier, choisissent leur type d'investissement locatif, visitent le bien convoité. L'opération est conclue et enclenchée. Les époux Edmond mettront leur bien en location pendant neuf ans au moins et percevront un loyer mensuel qui servira à rembourser le prêt. Ensuite, le couple s'est dit : puisque la voiture est maintenant assez vieille, elle a sept ans, pourquoi ne pas la vendre et en acheter une neuve ? Ils réussissent à la vendre à une petite société exportatrice de voitures d'occasion et versent le montant de la vente dans leur compte bancaire. Cette opération terminée, monsieur Edmond se rend ensuite chez le concessionnaire d'une marque française et négocie l'achat à crédit sous forme de « leasing » ou « location avec option d'achat » (LOA) d'un modèle de gamme moyenne de dix neuf mille euro. Après les quelques formalités d'usage à remplir, le « premier loyer »est versé, à raison de sept cent cinquante euro. Ensuite, le couple devra payer un loyer défini dans le contrat de vente pendant cinquante neuf mois, comme c'est souvent le cas en « LOA ». Monsieur Edmond est content de leur nouvelle acquisition. Les enfants se mettent à réclamer des choses, à leur tour ! La sœur aînée voudrait bien disposer d'un ordinateur à la maison pour pouvoir maîtriser l'informatique plus rapidement. D'ailleurs, l'utilité d'un ordinateur n'est plus à discuter aussi bien dans le cadre familial que dans un lieu de travail. Le garçon, quand à lui, réclame tout simplement une console de jeu ; il voudrait « goûter » à ce « monde virtuel » qu'il voit souvent dans une émission spéciale sur les jeux vidéo. Les parents ne rejettent pas les demandes de leurs enfants mais prennent le temps de réfléchir à la manière dont ils vont pouvoir les satisfaire. Autant que faire se peut, les époux Edmond ne souhaitent pas toucher à leur épargne, c'est leur choix. Ils veulent donc recourir à un prêt bancaire : le crédit personnel. Seulement, ils veulent acquérir en même temps un écran plat. C'est un équipement d'intérieur bien attirant ! Au moins le montant total de ces trois appareils vaut le coup de recourir au crédit personnel. A la fois monsieur Edmond et sa femme se portent garants dans le contrat de prêt. Ils obtiennent celui-ci et satisfont les enfants sans manquer d'acheter l'écran plat, devenu à la mode. C'est à parti d'ici que le malheur s'abat sur la famille Edmond. Un jour, en juin deux mille six, monsieur Edmond est appelé pour une mission de sauvetage dans un incendie d'immeuble. Le sauvetage est dangereux et très risqué. Monsieur Edmond réussit à sauver une personne en détresse, mais à peine a-t-il réussi son travail qu'il chute à l'intérieur de l'immeuble. Il est mort sur le coup. C'est la tragédie pour la famille, le choc est terrible. Monsieur Edmond est enterré et tous ses collègues étaient présents pour honorer ses funérailles. Il a évidemment reçu une distinction honorifique. Madame Edmond est à la fois sous le choc de la perte de son mari et des soucis financiers auxquels elle fait brusquement face toute seule. Certes, elle touche une indemnité compensatoire appelée pension de veuvage pour la mort de son mari au travail mais madame Edmond est tourmentée. C'est après quelques temps seulement qu'elle pense au rachat de crédit pour réduire ses charges mensuelles d'autant plus qu'elle a déjà dû prélever des sommes sur leur épargne bancaire. Elle expose alors son cas devant les responsables d'un organisme de rachat de crédit. Elle obtient très facilement gain de cause. L'organisme lui rachète ses deux crédits (voiture, crédit personnel), et lui accorde un crédit unique dont la mensualité de remboursement est réduite de soixante cinq pourcent sur la base des deux crédits rachetés. Elle paiera cette mensualité pendant huit ans. Madame Edmond reçoit aussi dix mille euro de trésorerie. Elle peut espérer augmenter l'épargne familiale et elle est soulagée financièrement pour les fins de mois.
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