L'apport de soutien aux aidants, prévu dans le plan alzheimer

-         améliorer la qualité de vie des malades et de leur famille

-         se mobiliser pour un enjeu de société

-         mieux connaître la maladie.

Dans le premier objectif, le plan Alzheimer prévoit des soutiens pour les aidants. En effet, suivant l’évolution de la maladie, les patients deviennent de plus en plus dépendants et ont besoin d’une tierce personne pour les aider. Les aidants peuvent être des personnes extérieures ou des membres de la famille même.

Développement et diversification des structures de répit

La maladie d’Alzheimer évolue dans le temps. Le malade passe par plusieurs phases, du stade léger, modéré, sévère, à la phase terminale. À partir du stade modéré, il devient de plus en plus dépendant et a besoin d’un aidant, qui s’occupe de lui en effectuant à sa place les tâches quotidiennes comme se laver, se déplacer, faire la cuisine. Il peut veiller sur le malade jour et nuit.

Vu la surcharge de travail des aidants et de l’état de santé des malades, dans le plan Alzheimer, l’État a développé différentes structures de répit pour les aidants et les malades. Les objectifs de cette action sont de :

-         fournir une qualité de soins aux malades ;

-         donner un temps de répit aux aidants ;

-         présenter des structures facilement accessibles, sur le plan financier.

Ces structures de répit sont les accueils de jours et les hébergements temporaires. Dans ces structures, les malades reçoivent des soins et des suivis adaptés à leur état de santé. Les familles bénéficient également du soutien et des conseils des professionnels de la santé (médecin coordonnateur, psychologue) avec qui elles partagent leur vécu et leur ressenti.

Dans le même plan, la création de 11 000 places d’accueils de jour ou équivalent et 5 600 places d’hébergement temporaire est prévue. En attendant cette création, des évaluations seront faites dans les différentes structures, afin d’améliorer les prestations offertes aux patients et à leurs aidants.

Les droits et la formation des aidants

Parmi les symptômes de la maladie, il y a entre autres les pertes de mémoire à répétition, les problèmes de langage, le jugement amoindri… Il y aussi le changement de comportement et d’humeur. Le malade peut devenir violent et agressif. Les familles qui prennent en charge ce genre de malades ne sont pas formées pour faire face à ces situations. Elles ont donc droit, suivant le plan Alzheimer, à deux jours de formation par an. Ces formations sont basées sur :

-         les techniques de prise en charge ;

-         les techniques de communication non verbale ;

-         la gestion du stress.

Pour pouvoir s’occuper de leurs parents malades, les aidants abandonnent parfois leur travail. L’État leur fournit alors une aide financière lors de leur reprise d’activité. Des formations leur sont également proposées par le service public de l’emploi.

Amélioration du suivi sanitaire des aidants naturels

À travers différents stades et les changements de comportement endurés par le malade, les aidants aussi, de leur côté, souffrent de la situation. Certains deviennent même dépressifs. Afin d’éviter cette dégradation de santé des aidants, il est convenu dans le plan Alzheimer qu’ils doivent passer par une consultation annuelle, s’ils le souhaitent. A cet effet, le médecin traitant établit un rapport de confiance et de proximité avec les aidants. Ainsi, il a la possibilité d’évaluer, de repérer et de donner les soins adaptés à ces derniers.

plan alzheimer

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