Il ne suffit pas de connaître plusieurs langues pour devenir un bon interprète. Une culture générale bien étoffée et une bonne connaissance de la culture de la langue à interpréter sont également indispensables. L’interprète doit être extrêmement attentif aux messages implicites envoyés par l’orateur, mais il lui faudra donc comprendre ce dernier au-delà des mots. La personne dont le discours doit être interprété ne parle pas nécessairement sa langue maternelle. Dans le cas où il s’exprime dans une langue qui n’est pas la sienne, l’interprète doit veiller à faire très attention et à s’adapter au débit et à l’accent de l’orateur. Un bon interprète doit ainsi posséder une capacité d’écoute, d’attention et de compréhension supérieure à la normale. Dans tous les cas, il ne doit surtout pas faire une interprétation erronée ou approximative.
Les techniques d’interprétation
Il est possible de faire la distinction entre différentes techniques d’interprétation. Dans un premier temps, il y a l’interprétation consécutive où l’interprète fait un résumé du discours pendant que l’orateur débite son discours. Une fois que l’intervention est terminée, l’interprète donne une version du discours dans l'autre langue.
L’interprétation simultanée est la technique la plus populaire. L'interprète traduit le discours pendant même que celui-ci est prononcé et s’exprime en même temps que l’orateur. C’est une méthode qui demande beaucoup de talent dans la mesure où on parle et on écoute à la fois tout en étant à même de donner une interprétation exacte. Au cours d’une interprétation simultanée, des interprètes se relaient pour assurer une interprétation de bonne qualité.
L’interprétation de conférence est utilisée principalement dans les milieux professionnels et formels. Elle est réalisée lorsque des diplomates, des militaires, des scientifiques ou encore des spécialistes se rencontrent. Dans ces situations, l’interprète doit avoir des connaissances très précises dans un domaine spécifique et être capable de traduire des termes techniques.
Formations
Les études qui contribuent à former un interprète digne de ce nom sont proposées par les Hautes Ecoles et organisées en un cycle long de cinq ans à l'issue duquel est délivré un diplôme de type universitaire. Au bout de trois ans, l’étudiant reçoit un diplôme de bachelor de transition en traduction et interprétation. Il lui faudra encore deux ans de plus pour obtenir le diplôme de master en interprétation. Le programme qui est proposé dépend de l’établissement fréquenté. D’une manière générale, les étudiants reçoivent une formation de base assortie de formations économique, juridique et bien sûr une formation en langues étrangères. Tout étudiant qui choisit de poursuivre des études d’interprétation doit être capable de comprendre et de parler les langues étrangères qu’il a choisies. Deux langues étrangères sont obligatoires et c’est un minimum.
