Addiction aux jeux, 600 000 français concernésEn France, 20 millions de personnes jouent aux jeux d'argent. Il peut s'agir d'un simple jeu de grattage mais aussi de paris sur les chevaux, de machines à sous dans les casinos... Dans la très grande majorité des cas, les joueurs se cantonnent à miser des sommes raisonnables qui ne mettent pas en péril leur budget. Mais dans 2 à 3% des cas, le jeu devient maladif. L'espoir de gagner l'emporte sur la vie réelle. Le plaisir de jouer devient un besoin vital : c'est la dépendance ! Le joueur ne peut s'empêcher de jouer. Son addiction lui ôte toute notion du raisonnable au point de miser l'argent réservé à la famille pour payer le loyer ou la nourriture. Bien souvent le comportement pathologique du jeu excessif va de pair avec d'autres addictions comme l'alcool, le tabac, la drogue. La descente aux enfers est irrémédiable. La famille va à la banqueroute et le mensonge s'installe. Le joueur n'a plus aucune retenue. La spirale se referme sur lui. L'espoir de se refaire financièrement le porte à aller toujours plus loin. Lorsque le joueur se retrouve dans une impasse, il perd famille et amis et se retrouve dans une situation financière inextricable. Les caractères forts peuvent s'en sortir en suivant une cure de désintoxication spécifique, mais tous n'ont pas cette chance. La descente dans l'addiction du jeu se termine malheureusement trop souvent encore par le suicide. Selon les chercheurs en addictologie, les hommes sont plus touchés que les femmes par l'addiction au jeu. Deux tranches d'âge, les 20-25 ans et les 45-55 ans sont surtout concernées. En France, seuls 7 centres sont en mesure d'accueillir et d'aider des joueurs : trois à Paris, un à Bordeaux, un à Metz, un à Marseille et un à Lille.
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